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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 12:14
tete-en-fricheSynopsis : Germain, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu'il a planté derrière sa caravane, elle-même installée au fond du jardin de sa mère, avec laquelle les rapports sont très conflictuels. Il n'a pas connu son père, sa mère s'est retrouvée enceinte de lui sans l'avoir voulu, et le lui a bien fait sentir depuis qu'il est petit, à l'école primaire son instituteur l'a vite pris en grippe, il n'a jamais été cultivé, il est resté " en friche ".
Un jour, au parc, il fait la connaissance de Margueritte, une très vieille dame, ancienne chercheuse en agronomie, qui a voyagé dans le monde entier et qui a passé sa vie à lire.
Elle vit seule, à présent, en maison de retraite. Et elle aussi, elle compte les pigeons.
Entre Germain et Margueritte va naître une vraie tendresse, une histoire d'amour " petit-filial ", et un véritable échange...

Vu Dimanche, en avant première.
Merci chère vous pour cette invitation. Au moins maintenant je ne confondrai plus le Vox et l'UGC.
De par Dieu que je me lasse parfois de moi !!
Il s'agit donc de l'histoire de tête en vrac qui s'en va voir tête en friche.
 
La tête en friche c'est celle de Germain Chazes, un homme d'une cinquantaine d'année, qui contrairement à ce que dit le synopsis de ce film n'est ni inculte ni analphabète, mais seulement pauvre d'une certaine culture, celle des mots, ceux du dico, et celle des livres, ceux qu'on est sensé avoir lu.
Mais ne pas connaitre les mots pour dire les choses ne veut pas pour autant dire les ignorer, et Germain, au delà des apparences, sa simplicité un peu frustre et une petite vie que nombreux pourront voir sans intérêt, sait très bien incarner au quotidien des valeurs de vie dont la progressive dégringolade mériterait bien aussi un fond de soutien !
Tant de gens en effet qui les connaissent les mots, et qui n'ont comme seul talent que de les aligner pour au mieux ne rien dire et au pire tromper et mentir.
Si peu d'écrivains à notre époque pour tant d'écrits vains.
Non, ce dont souffre Germain c'est en vérite d'un manque d'estime de soi. Fruit d'une rencontre éphémère sous les lampions dansants d'un bal de 14 juillet sa mère lui fera en effet payer toute son enfance son imprévoyance d'un instant. Sans père et sans amour maternel ce n'est pas non plus à l'école et auprès de son instituteur (incarné superbement par Régis Laspales) qu'il trouvera modèle, et dont la méchanceté perverse achèvera de détourner définitivement l'enfant de toute appréciation positive de lui même.
La rencontre avec Margueritte (avec deux t) que raconte ce film est pour moi d'abord l'histoire d'une réparation. Si la vie de Germain est bouleversée par cette  cette vieille dame ce n'est pas je crois parcequ'elle l'initie à la littérature mais seulement parcequ'à travers celle-ci cette femme  bienveillante lui montre le chemin de lui même, de l'amour et de l'estime de soi.
Si le scénario de ce film tient sur un timbre poste je ne vous révèlerai pas pour autant la plus belle, la plus magnifique, la plus superbe conséquence du changement de regard de cet homme sur lui même.
 
J'ai lu ici et là que ce film était une niaiserie.
Je suis bien d'accord. Mais au final, une heure et demie d'amour, d'amitié, de générosité, de douceur, de tendresse, d'humour, même si on n'y croit pas un instant, ce n'est pas si mal.
 
Un détail : Margueritte à choisi la peste de Camus pour initier Germain à la littérature.
Ah ah !
Puisqu'on vit une époque formidable profitons de l'occasion pour lire ou relire ce roman qui lui n'a rien de vain
Et pas même besoin de sortir son pébroque pour affronter la pluie jusqu'à la librairie la plus proche ; suivez le lien  : http://classiques.uqac.ca/classiques/camus_albert/peste/peste.html

 


Un film de Jean Becker
Avec
Gérard Depardieu - Gisèle Casadesus
Maurane - Jean-François Stevenin- Patrick Bouchitey
Régis Laspalès - Sophie Guillemin - François-Xavier Demaison
Sortie le 2 Juin

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Published by hopla
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commentaires

wydryck 12/05/2010 14:42


moyen camarade, je suis dans le raisonnement d'éliane et bibou, être niais est une preuve de simplicité et je pense que de nos jours la simplicité est une tare pour qui pour des intellos qui ont
tout compris malheureusement,mais attendons de voir la suite.


Bibou 12/05/2010 10:27


Générosité, tendresse, douceur, amitié, bonté, délicatesse, bonheur, seraient alors également synonymes de niaiserie ?
Dans ce cas, que dire de ces films : Les Enfants du Marais, Le Bonheur est dans le pré, Le Cœur des Hommes, et j’en passe ?
Je suis donc sotte, niaise, naïve. Mais dans ce monde où règnent, comme le dit Eliane, fric-cul-pouvoir, je suis fière de l’être et le revendique haut et fort !
Et merci à ces réalisateurs de nous faire vivre ces petits bonheurs simples


eliane 11/05/2010 18:56


J'ai fait comme ce Germain et j'ai pris le dico:
niaiserie : caratère niais ; sottise..
Caractériser ce film de niaierie ou de sottise n'engage que ces grands érudits qui regardent de haut les sentimens humains, le désarroi des hommes et leur souffrance. Etre simple est bon n'est pas
forcément une tare dans ce monde où les valeurs sont le fric, le cul, le pouvoir.
Une naïve qui désire le rester....